A Bordeaux et Toulouse, la police accusée de violences lors des manifestations de gilets jaunes

Deux vidéos montrent un couple de passants frappés par des CRS, et un homme en fauteuil roulant aspergé de lacrymo. Le député LFI Loïc Prud’homme affirme quant à lui avoir été «matraqué».

Les violences policières n’ont pas cessé ce week-end lors du seizième samedi de mobilisation des gilets jaunes. En témoignent deux vidéos, tournées à Toulouse, qui circulent sur les réseaux sociaux.

La première montre des CRS s’en prendre violemment à un couple, «des passants âgés entre 55 et 60 ans» selon son auteur, un gilet jaune qui retransmettait la manifestation en direct sur sa page Facebook. A France Info, il a expliqué que la situation a dégénéré lorsque la dame s’est adressée aux CRS qui faisaient barrage : «Un des CRS lui a filé un petit coup de bouclier, elle s’est retournée sans doute pour protester et là s’ensuit ce que vous avez vu sur les images.» Elle et son mari ont été frappés et traînés au sol. On ignore ce qui leur est arrivé ensuite.

Dans l’autre vidéo, filmée en fin de manifestation, c’est un homme portant un gilet jaune en fauteuil roulant qui est aspergé de lacrymogène au visage. Selon des témoins interrogés par France 3 un policier lui a d’abord «arraché ses lunettes et son masque sans aucune raison». C’est pour avoir voulu récupérer ce matériel qu’il aurait eu droit à cette réplique de bombe lacrymo. «Les « street médic » sont intervenus pour le soigner tellement il avait le visage brûlé par la lacrymogène», a dit également un témoin à France 3.

Le député LFI Loïc Prud’homme «matraqué»

A Bordeaux, c’est un député La France insoumise, Loïc Prud’homme, qui accuse la police de violences à son encontre. «Je viens de me faire matraquer par les forces de l’ordre alors que je rentrais tranquillement récupérer mon vélo», dit-il dans une vidéo postée sur Twitter, où l’on voit du sang sur son oreille. «Voilà le travail de la police, quand on se replie gentiment, qu’on est député de la République.»

Selon Loïc Prud’homme et son parti, la chose est d’autant plus grave qu’il avait montré sa carte de député aux policiers. Le député a fait un signalement à l’IGPN.

 

Le préfet de Gironde a répliqué via son compte Twitter, expliquant : «Dans une manifestation non déclarée, sur un axe interdit par arrêté préfectoral et après sommations, les forces de l’ordre ont dispersé des gilets jaunes cours Pasteur. Elles ont correctement fait leur travail. Je les soutiens totalement.»

Article tiré de Libération  le 3 mars 2019

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :