Mobilisation à Marseille  » pour l’honneur des travailleurs et pour un monde meilleur « 

Gilets Jaunes et marcheurs pour le climat ont arpenté les rues de Marseille, en ordre parfois dispersé mais le plus souvent ensemble ce samedi à Marseille. Des milliers de manifestants réunis autour d’un mot d’ordre,  » Fin du monde, fin de mois, même combat « , qui a résonné un peu partout en France pour dénoncer  » l’inaction  » contre le changement climatique, mais aussi appuyer les revendications sociales de mouvements comme les « gilets jaunes ». 

 » Quand je vois tout ce monde rassemblé, je me dis que ce n’est pas trop tard pour sauver la planète », s’est enthousiasmée Laura, étudiante de 25 ans, dans le cortège parti du Vieux-Port.

Partis de l’ombrière du Vieux-Port aux alentours de 14h, sous l’impulsion des Gilets Jaunes, le cortège s’est scindé en deux lorsque les marcheurs pour le climat ont fait un détour par l’Hôtel de Région à la Porte d’Aix. Les milliers de participants (2.500 selon la préfecture) à la Marche du siècle ont ensuite retrouvé l’imposant cortège des Gilets Jaunes (800 selon les autorités) au niveau de la gare Saint-Charles.

Un flot ininterrompu de manifestants a alors descendu les marches de la gare durant de longues minutes, entonnant un doux refrain :  » On est là, on est là… même si Macron nous veut pas, nous on est là… pour l’honneur des travailleurs et pour un monde meilleur même si Macron nous veut pas, nous on est là « .

Près de 200 événements étaient répertoriés dans le pays par le collectif Citoyens pour le climat. Environ 140 organisations, de Greenpeace France à la Fondation Nicolas Hulot, avaient appelé à descendre dans la rue, estimant qu’il est « temps de changer de système industriel, politique et économique, pour protéger l’environnement, la société et les individus ».  Cette « Marche du siècle » a rassemblé 45.000 personnes, selon un comptage indépendant pour un collectif de médias réalisé par le cabinet Occurrence. La préfecture de police a de son côté chiffré cette affluence à 36.000 manifestants à Paris et les organisateurs à 107.000.

A Paris où des boutiques ont été pillées sur les Champs-Elysées, des pavés jetés sur les forces de l’ordre, et un immeuble incendié, l’acte 18 de la mobilisation des « gilets jaunes » a été marquée par un regain de violences. 151 personnes ont été interpellées, selon un bilan communiqué peu après 17h45 par le préfecture de police de Paris. Le parquet de Paris a fait état de 46 personnes en garde à vue à 14h30. En début d’après-midi, un incendie s’était déclaré dans un immeuble près des Champs-Elysées, faisant onze blessés légers. Une femme et son bébé « coincés au deuxième étage », ont été sauvés de cet incendie, parti d’une banque au rez-de-chaussée. D’après la préfecture de police, 17 membres des forces de l’ordre ont été blessées et un pompier et 42 manifestants.

Cette journée était présentée comme un « ultimatum » au président Macron, quatre mois après le début du mouvement et alors que s’achève le grand débat national.

Article tiré de la Marseillaise  le 16 mars 2019

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s