Fin de la trêve hivernale, reprise des expulsions pour des milliers de familles

La trêve hivernale est levée ce dimanche soir. Après cinq mois d’interruption, des milliers de familles sont à nouveau menacées d’être expulsées de leur logement. La Fondation Abbé Pierre a organisé une « action coup de poing » à Paris.

Pendant cette trêve hivernale, qui courait depuis le 1er novembre, un locataire ne pouvait pas être expulsé de son logement, sauf si un relogement décent était prévu pour lui et sa famille ou si les locaux faisaient l’objet d’un arrêté de péril.

Des milliers de familles sont à nouveau sous la menace de se retrouver à la rue.
Pour alerter les autorités sur cette situation de précarité sociale en France, la Fondation Abbé Pierre a organisé ce dimanche une « action coup de poing » à Paris.

C’est un scandale auquel il convient d’y mettre fin. Et si on ne fait rien, s’il n’y a pas d’action menée de manière plus volontariste par le gouvernement en 2019, il y aura encore 30 000 personnes qui vont perdre leur logement, qui finiront à la rue, dans des hôtels ou sur les canapés des copains. Ca c’est vraiment anormal, il faut changer ça. 30 000 personnes expulsées, c’est un chiffre a minima, c’est ceux qui sont vraiment expulsés par la police. Il faut savoir qu’il y a deux à trois fois plus de personnes qui quittent leur logement pendant la procédure, parce qu’elles sont intimidées par la procédure. Aujourd’hui la Fondation Abbé Pierre demande un plan d’urgence pour éviter ces expulsions locatives. Donc, ce qu’il faut de manière urgente c’est bloquer au moins 100 millions d’euros pour doubler le montant des aides au maintien des FSL (Fonds solidarité logement) gérés par les départements pour aider les personnes qui ont des impayés à résorber leurs dettes. Il ne faut pas qu’un impayé se traduise systématiquement par une expulsion. Cela n’est pas normal. Quand on est menacé d’expulsion, on n’est pas un criminel, donc il faut que l’on ait des solutions. Sachant que pour l’Etat, héberger par exemple à l’hôtel très loin des centre-ville, très loin des endroits où les gens travaillent, ont leurs écoles, leurs familles, cela coûte plus cher que d’aider les personnes à régler leurs loyers ou indemniser les bailleurs.
Manuel Domergue : «la Fondation Abbé Pierre demande un plan d’urgence pour éviter ces expulsions locatives»Manuel Domergue, directeur des études de la Fondation Abbé Pierre 

Quelques dizaines de militants de la Fondation Abbé Pierre ont applaudi au déploiement d’un paillasson géant devant le ministère du Logement, dans le 7me arrondissement de la capitale.

Photo AFP/Stéphane de Sakutin
Article tiré de Franceinfo . le 31 mars 2019

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